Le laboratoire des Mycobactéries

Le diagnostic biologique de la tuberculose est réalisé dans un laboratoire de sécurité biologique de niveau 3

Le diagnostic biologique de la tuberculose est réalisé dans un laboratoire de sécurité biologique de niveau 3

La tuberculose reste un enjeu de santé publique avec plus de 9 millions de nouveaux cas en 2013 dans le monde.

En France, où la tuberculose est une maladie à déclaration obligatoire, l’incidence moyenne a diminué de façon régulière et progressive entre 2009 et 2013 : le taux d’incidence globale qui était de 8,2 cas pour 100 000 habitants en 2009, est passé à 7.5 en 2013.

En Guyane, le taux de déclaration de la tuberculose maladie reste nettement plus élevé, atteignant 28 nouveaux cas pour 100 000 habitants en 2013. Cette donnée est également bien supérieure à celles des autres départements français d'Amérique : pour comparaison, le taux annuel de déclaration de la tuberculose en 2013 est de 4.5/100.000 en Guadeloupe et 3.8 en Martinique.

La situation actuelle de la Guyane s’explique en partie par les importants mouvements de populations depuis les pays frontaliers et la région Caraïbe, par les conditions de vie précaire de certaines communautés ainsi que par la prévalence locale élevée du VIH. Dans ce contexte, la nécessité d’une lutte antituberculeuse structurée et efficace est évidente et comporte obligatoirement des capacités locales de diagnostic biologique adaptées.

 Pour plus d’informations consultez le bulletin de veille sanitaire n°4-2015 Spécial tuberculose (fichier PDF 1 MB)

Mandat de référence du laboratoire

Depuis sa création, l’IP Guyane s’est toujours investi dans le diagnostic biologique de la tuberculose en maintenant des infrastructures adéquates, notamment un laboratoire confiné de niveau 3 dédié à l’activité et en ayant le souci de s’adapter à l’évolution des pratiques et des techniques. Il reste à ce jour le seul laboratoire du département à prendre en charge ces diagnostics.

Début 2012, l’ARS de Guyane a souhaité consolider cette position et le partenariat ancien entre l’Institut Pasteur et les acteurs guyanais de la lutte antituberculeuse, en particulier la Croix Rouge Française, opérateur en Guyane de la lutte anti tuberculeuse et les services hospitaliers concernés des hôpitaux de Cayenne, Kourou et Saint Laurent. L’Institut Pasteur a ainsi été désigné comme laboratoire de référence pour le plan national de lutte contre la tuberculose en Guyane [Désignation IPG laboratoire Référence 10 janv 2012 (fichier PDF 557 kB)].

Améliorations techniques récentes

Dans le prolongement de cette décision, le laboratoire a mis en place des automates de culture en milieu liquide. Ces équipements, fonctionnels depuis septembre 2012, diminuent de façon significative les délais de pousse de M.tuberculosis et permettent de réaliser les antibiogrammes de première intention. D’autres équipements ont été mis en place notamment pour la coloration automatisée des lames pour les examens directs ou pour l’identification rapide antigénique et moléculaire des cultures positives.

Enfin, depuis fin 2013, le laboratoire de l’IP Guyane réalise sur place les tests de libération de l’interféron gamma (IGRA) pour le diagnostic des infections tuberculeuses latentes.

Collaboration

Notre laboratoire collabore en continu avec le service des mycobactéries de l’Institut Pasteur de Guadeloupe, titulaire de plusieurs mandats de référence internationaux pour la tuberculose (http://www.pasteur-guadeloupe.fr/tb/index.html).

Rapports annuels d’activité du laboratoire des Mycobactéries de l’IPG