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Le Dr Pedro Cravo travaille actuellement en tant que professeur invité au Laboratoire de parasitologie de l'Institut de Pathologie Tropicale et de Santé Publique de Goiânia au Brésil.
L'une de ses thématiques de recherche principales est d'identifier des mutations de résistance et de mieux comprendre les mécanismes moléculaires de résistance des plasmodies aux médicaments. Pour ce faire, il utilise un modèle expérimental murin du paludisme, Plasmodium chabaudi mais étudie également les infections humaines naturelles à Plasmodium falciparum.
Un intérêt tout particulier est consacré aux artémisinines et à ses dérivés utilisés en association avec d'autres antipaludiques dans ce que l'on appelle, les ACT pour "Artemisinin Combination Therapy" ou associations d'antipaludiques à base de dérivés de l'artémisinine. Sa recherche dans ce domaine se base principalement sur des approches de génétique classiques combinées avec de nouvelles méthodologies de biologie moléculaire.
En complément, la génomique, en particulier le re-séquençage du génome entier de Plasmodium, a été utilisé pour faire un inventaire des mutations responsables de la résistance à plusieurs antipaludiques, comme la chloroquine, la méfloquine et les dérivés de l'artémisinine. Les résultats récemment obtenus par ce laboratoire sous-tendent l'idée que les bases génétiques de la résistance aux médicaments antipaludiques, et donc la dynamique de sélection dans les infections naturelles de P. falciparum, est un mécanisme plus complexe que jusque là considéré. Par exemple, ce laboratoire a démontré que la résistance aux antipaludiques peut être contrôlée par des mécanismes épigénétiques précédemment ignorés. Dans certains cas (peut-être la plupart), il peut être inapproprié de parler de résistance aux médicaments comme s'il s'agissait d'un "état binaire". Il serait plus opportun, d'adopter des approches plus complexes, quantitatives et multi-factorielles.
Ces résultats ont générés de nouveaux marqueurs moléculaires utilisables pour la surveillance de la résistance et suggèrent de nouvelles approches pour l'étude génétique et biochimique des résistances plasmodiales aux médicaments, en particulier dans le domaine de la résistance aux ACT.
La convention relative au projet STRonGer a été signée par l’Institut Pasteur et la Commission Européenne le 07 octobre 2011. Le projet peut officiellement démarrer au 1er novembre 2011!
Angélina Azanza est arrivée le 1er décembre 2011 à l’Institut Pasteur de Guyane pour se charger de la gestion administrative et de la coordination du Projet STRonGer. Vous pouvez la contacter via l’adresse mail suivante pm-stronger@pasteur-cayenne.fr
La réunion de lancement du projet a lieu les 13 et 14 décembre à l’Institut Pasteur de Guyane. Elle va permettre de définir les axes concrets de travail, de mettre en place un calendrier d'action, de discuter des recrutements à venir au sein des structures locales. Lire la suite
28 personnes, dont 4 partenaires européens ont participé aux échanges du mardi matin. Les partenaires locaux : UMR EcoFoG, CIC EC Antilles-Guyane, CHAR et EPaT ont répondu présent. Notons également la présence des membres de l’Advisory Board : Conseil Général, Organisation Panaméricaine de la Santé, Organisation Mondiale de la Santé et Université Antilles Guyane. Lire la suite